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L’IRRÉVERSIBLE

7 mai au 13 juin 2026

Sous le commissariat de Dominique Berthet
Fonds d’art contemporain de la Guadeloupe — 7 mai – 13 juin 2026

Du 7 mai au 13 juin 2026, le Fonds d’art contemporain de la Guadeloupe accueillait L’IRRÉVERSIBLE, une exposition placée sous le commissariat de Dominique Berthet, réunissant des artistes autour d’une réflexion sur ce qui, dans l’expérience humaine, échappe au retour en arrière.

L’irréversible désigne ce qui ne peut être défait, annulé ou reconduit à son état initial. Il renvoie aux traces laissées par les événements, aux transformations profondes, aux ruptures individuelles et collectives, mais aussi à la mémoire qui conserve ce qui a eu lieu. L’exposition proposait ainsi d’interroger les conséquences du temps, de l’histoire et des actes humains, entre mémoire, violence, destin et transformation.

J’ai participé à cette exposition avec deux œuvres, Crime contre l’humanité et Prédestiné, qui s’inscrivent dans cette réflexion sur les formes de l’irréversible.

À travers Crime contre l’humanité, la question de la violence et de ses conséquences est envisagée dans ce qu’elle a de radical et d’inéluctable. Le titre convoque une mémoire collective marquée par les violences historiques et leurs persistances, interrogeant ce qui demeure lorsque l’événement est passé : les corps, les récits, les blessures, les silences et les traces.

Avec Prédestiné, la réflexion se déplace vers la question du destin et de ce qui semble, ou non, échapper au choix. L’œuvre ouvre un espace de tension entre détermination et liberté, entre ce qui paraît écrit d’avance et la possibilité d’un devenir autre.

La présence de ces deux œuvres au sein de L’IRRÉVERSIBLE permet ainsi d’articuler deux dimensions complémentaires : celle de l’événement subi, inscrit dans la mémoire collective, et celle d’un destin qui interroge la part de liberté de l’individu face à ce qui semble déjà tracé.

Cette exposition a constitué un espace de dialogue entre les œuvres et les histoires qu’elles portent, invitant à regarder autrement ce qui demeure après le passage du temps : les traces, les transformations et les impossibilités de revenir à ce qui était avant.