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Bandjoun Station

Du 17 au 23 août 2019

Résidence artistique, Art contemporain, Samuel GELAS, Barthélémy Toguo« Tcha’ La’ » est une exposition qui dialogue autour des thématiques liées à l’homme, la terre, la végétation et ses artefacts.

 

Le séjour de Samuel GELAS et Béliza TROUPÉ, deux artistes plasticiens en résidence à Bandjoun Station au Cameroun chez l’artiste international Barthélémy TOGUO leur a permis d’observer et de découvrir les singularités et les similitudes de leur terre natale, la Guadeloupe et celle de la résidence, le Cameroun. « Tcha’ La’ » désigne l’association Terre et village tiré d’une expression en langue ghomala. Elle concilie deux regards sur la nature, terre, le village, au travers des groupes sociaux des groupes sociaux de Samuel GELAS et des attaches végétales de Béliza TROUPÉ.

L’artiste visuel Samuel GELAS à très tôt trouvé une identité picturale empreinte de créolisation et d’hybridation au sens large du termes. Il continue à développer son propre style, identifiable au premier regard, bien dans l’esprit et la connaissance de son époque. Depuis 2013, les œuvres de ce jeune trentenaire interrogent notre destinée en tant qu’espèce vivante, mais par la même aussi, les rapports qui nous unissent les uns aux autres, à notre environnement tant historique que naturel.

La peinture souvent vive, le dessin à la pierre noire et la force d’élaboration des combinaisons donnent à son œuvre un caractère insolite et chaque posture, chaque costume, chaque geste animal ou humain finit par nous entraîner dans un scénario de fiction qui nous concernent, nous dévisage et nous renvoie à quelque chose de vécu.

Un lien inaliénable s’est créé entre la nature et l’homme depuis l’originelle création. Les œuvres de Béliza TROUPE confondus en combinant les parties du corps avec celle du végétale. Liquides, fluides, fibres, graines, glandes, odeurs, senteurs, systèmes veineux, organes, racines ne font que rappeler de façon mimétique l’intériorité du corps et de la nature. Une identité végétale qui nous colle à la peau et nourrit par les propriétés bienfaitrices de nos « rimèd razyé » d’antan.

Cette régénérescence du corps se réalise au travers des vertus des plantes. Le végétal permet d’apaiser les maux de la chair et de l’âme. Grâce à la pharmacopée afro-caribéenne luxuriante, nos « rimèd razyé » nous panse et prennent soin des corps. Le végétal permet aussi de rendre possible les dispositions vers un ataraxie.

Telle une réparation, ces chairs deviennent suturées et restaurées par le végétal. Les œuvres de Béliza TROUPÉ se présentent sous la forme de série de dessins à la mine de plomb, aux crayons aquarelles, au fil et broderies. Cette thématique parcourt ses œuvres depuis 2017.

 

Résidence à Bandjoun Station