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AYA N’DA

Artiste peintre

 

 

Franco-Ivoirienne née en 1971, Aya N’Da pratique l’art de la peinture depuis 2010, en Guadeloupe où elle vit depuis 2005.

 

D’abord initiée en 2010 par une restauratrice de tableaux, elle fréquente pendant 5 ans l’atelier de Lucien Léogane peintre guadeloupéen et professeur d’arts plastiques, avant de prendre son envol Mon propos d’artiste-peintre est de donner du bonheur à regarder, tout en faisant réfléchir. Je suis un peintre abstrait dans l’âme : peindre des choses réelles ou identifiables, ne m’intéresse pas vraiment. Jusqu’ici, seuls des concepts abstraits me viennent spontanément à l’esprit.

 

D’autre part, j’inscris dans ma peinture, l’Afrique Noire qui me coule dans les veines et qui en moi ne cesse de frémir. Je m’inspire de l’esthétique de ses pagnes traditionnels et modernes et de leurs symboles. Ces étoffes qui ont drapé depuis l’enfance, mon âme de femme Akan, me manquent depuis que j’ai quitté la Terre-Mère, et et m’obsèdent chaque fois que j’y retourne.

 

Ainsi donc, mon travail est abstrait mais se construit autour d’une recherche esthétique centrée sur les textiles africains. J’ai cependant apprécié d’explorer à mes débuts, d’autres univers picturaux. J’ai produit en toute liberté et avec bonheur, quelqu’abstractions «neutres», plus ou moins matiéristes, souvent géométriques, parfois lyriques voire expressionnistes.

 

De même, quelqu’escapades figuratives (des visages de femmes) m’ont parfois tentée quand un thème s’y prêtait, et se sont faufilées dans mon propos généralement abstrait. Aujourd’hui ce qui me tient à coeur, car révélant de mon identité, c’est l’exploration et la diffusion des richesses esthétiques sub sahariennes à travers les textiles, les graphismes et symboles de cette région du monde dont je suis originaire.

 

C’est aussi de m’exprimer et me positionner sur des sujets socio philosophiques qui m’interpellent, et qui m’obligent à cogiter, à m’interroger et à me documenter au cours du processus de création, et qui poussent les amateurs de mon art au questionnement. Alors j’incorpore à mes œuvres, de façon plus ou moins visibles messages ou interrogations vers lesquels je souhaite conduire le spectateur.

 

Il s’agit régulièrement de problématiques féministes, de question d’identité culturelle et de résistance aux colonisations; ou encore de sujets autour des grandes énigmes existentielles. Pour conclure, je dirais que mon art s’adresse aux amateurs d’art sensible à la peinture abstraite à l’esthétique africaine et aux thèmes sociétaux et philosophiques évoqués dans mon travail.