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Nathalie HAINAUT

CRITIQUE D'ART

 

 

 

 

Nathalie Hainaut est née en 1962. Enfant de l’Afrique et de ses indépendances, elle passera ensuite par l’Asie du Sud Est, au Laos et en Thaïlande, avant de venir en Europe faire des études de Lettres à l’Université de Genève et y obtenir une maîtrise. Ses parents les emmenaient sa sœur et elle visiter les musées dont celui du Caire, d’Addis Abeba, les expositions, les sites historiques, les ateliers d’artistes et de sculpteurs et puis il y a toujours des tableaux et des œuvres à la maison, tous comme des livres. Passionnée d’art et de littératures, elle travaille dès sa première année de faculté dans une grande galerie de la place Royal Fine Arts chez Michel Reymondin et commence à écrire, sous les conseils de son professeur, l’écrivain et critique d’art Michel Butor.

 

Elle a séjourné plusieurs années en Bourgogne où elle a travaillé au Musée d’art et d’histoire d’Auxerre et dans son Artothèque, au centre d’art contemporain de Tanlay, exerce en qualité de critique d’art et commissaire d’exposition aux côtés de : Jean-Pierre Pincemin, Lin Delpierre, Hervé Télémaque, Erik Dietman, Christian Bonnefoi, l’Atelier Cantoisel et bien d’autres artistes internationaux, comme elle intervient en ARC à l’École Nationale Supérieure de la Photographie, à Arles.

 

Venue s’installer en Guadeloupe fin 2002, elle propose dès 2003 des expositions et continue à publier des articles, des textes critiques et même un mensuel d’informations titré Ban Diw Sa, à Marie-Galante où elle a choisi de s’enraciner et de vivre. Depuis plus de treize années, elle a mis en place bon nombre d’expositions qui ont porté aux cimaises et aux regards de tous, des artistes de Guadeloupe, de la Caraïbe et d‘ailleurs :

« Polo »Abraham Amintas, Réza, Jean-François Manicom, Lali Lalie, Goody, Thierry Bergame, Karine Gabon, Né, Henri Tauliaut, Agnès Dahan, Charles Chulem Rousseau, Joël Nankin, Richard-Viktor Sainsily-Cayol , Anaïs Verspan, Thierry Lima, Stonko Lewest, Antoine Nabajoth, François Piquet, Olivier Dubois Cherrier, Kelly Sinnapah Mary, Stan, Alex Boucaud, Klodi Cancelier, Lucien Léogane, Luz Severino, Ismaël Mundaray, Bruno Pedurand, Samuel Mazaniello, Ronald Cyrille, Jasmine Murrell, Eddy Firmin dit Ano, Daniel Dabriou, Nicolas Nabajoth, Hebert Edau, Daniel Goudrouffe, Eric Laquitaine, Jean-Philippe Breleur, Samuel Gelas et bien d’autres. Membre du CEREAP, Centre d’Etudes et de Recherches en Esthétique et Arts Plastiques et aussi d’Art Public, Association pour l’acquisition et la diffusion d’œuvres d’art contemporain, elle a enseigné l’Histoire de l’art en Prépa Art et design au Centre des Métiers d’Art à Pointe-à-Pitre.

 

Commissaire d’exposition, elle a aussi porté aux cimaises plusieurs expositions dont Carré d’art de Guadeloupe avec Ronald Cyrille, Diane Hugé, José Man Lius et Daniel Dabriou qui a tourné dans la Caraïbe, à la Dominique, Antigua et Barbuda, La Barbade pour le CARIFESTA 2017. Responsable du Fonds d’Art Contemporain à l’Habitation Beausoleil à Saint-Claude de 2018 à avril 2019, elle a proposé cinq expositions durant cette période. En 2020 elle a proposé une exposition titrée DialogueS qui aborde l’esclavage et la shoah avec des œuvres de Isaac Celniker, Nankin, Antoine Nabajoth et Karine Gabon.

 

Membre de l’AICA SC depuis janvier 2021 entend poursuivre sa mission critique et pédagogique. Très attachée au rayonnement de l’art contemporain et à son accessibilité à tous les publics, elle poursuit ses recherches autour des thématiques qui occupent la création artistique mondiale et plus particulièrement, sur les différentes postures de l’art à l’ère postcoloniale. Bien intégrée dans la langue créole et la culture guadeloupéenne, cette amatrice de gwo ka, de drives dans la nature et proche de la terre, trouve matière à créer et écrire aussi pour elle. L’émergence des nouvelles écritures plastiques de la Caraïbe et de la Guadeloupe est en mouvement, timidement visible sur les marchés internationaux, mais dans la qualité et le respect des divers héritages culturels qui les constituent.

 

Membre de l’AICA SC depuis 2021, elle continue à écrire, suivre de jeunes artistes, observer la scène du monde de l’art, proposer, accompagner, conseiller er produire des expositions et des textes qui verront le jour à la sortie de la pandémie qui nous a stoppé en plein élan en mars 2020.