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GEORGES BREDENT

Elu politique

 

 

Georges BREDENT est né à Pointe-à-Pitre et y a toujours vécu. Une fois le baccalauréat en poche, il a poursuivi ses études universitaires à Bordeaux, en lettres modernes puis en droit. Au terme de ses études, il s’oriente vers la profession d’avocat qu’il exerce en Guadeloupe depuis 1981.

 

En 1986, il est élu conseiller régional sur la liste du parti communiste. Il est alors le benjamin de cette assemblée et milite pour la reconnaissance d’un droit à la différence pour les Régions ultra périphériques au sein de l’union européenne.

 

En 1991, en divergence avec le P.C.G, il participe à la création du P.P.D.G. C’est sous l’étiquette de ce parti qu’il a été régulièrement réélu conseiller régional jusqu’en mars 2004, date à laquelle il renonce à ce mandat pour mieux se consacrer à Pointe-à-Pitre; Entre temps, en 1995, il était devenu maire-adjoint, en charge des questions du sport et de la jeunesse, délégation qu’il a fortement marquée de son empreinte. Notamment par la mise en place de concepts originaux alliant performance sportive, brassage inter générationnel, mixité sociale… ; En tant que conseiller général, Georges BREDENT n’a eu de cesse d’améliorer la situation de son canton tout en faisant montre d’un savoir-faire remarqué par la communauté artistique en tant que Président de la commission culture. « Les rendez-vous de la Ramée » (démocratisation de l’art et formation des publics), « La foire de la Saint Eloi »(moyen de sauvegarder le patrimoine immatériel tout en mettant celui-ci au service du développement)…sont encore dans tous les esprits.

 

En 2008, voulant rassembler les Pointois sur une base consensuelle, il se lance à la conquête de la mairie de Pointe-à-Pitre, et n’est battu que d’une courte tête, au second tour. Dans la foulée, il quitte alors le P.P.D.G., crée un mouvement local (le R.N.D. : Rassemblement pour une nouvelle démocratie, devenu depuis le P.A.P.) et adhère au G.U.S.R.

 

En 2016, sollicité par Ary Chalus, il signe un nouveau bail avec le conseil régional et se met à la tâche pour proposer une nouvelle politique culturelle, au nom d’une Guadeloupe de l’esprit ; au nom de l’histoire et de la mémoire ; au nom de la lutte contre les exclusions. Cette politique fait la part belle à la création artistique, à la diffusion, à la formation des artistes et à la médiation des publics. Elle n’est pas pour autant détachée de la préoccupation de faire de la culture un vecteur de développement. C’est donc dans le cadre de la mise en œuvre de cette politique culturelle que sont notamment organisés :

 

-le Congrès des écrivains de la Caraïbe qui permettant ainsi de questionner par l’ imaginaire, les problématiques de la région éponyme ;

-les expositions d’art contemporain (en Guadeloupe et à Paris),la préfiguration d’’un centre d’art contemporain ;

-le soutien à diverses productions cinématographiques et audiovisuelles et à plusieurs festivals ;

-le renforcement de la mémoire collective…

 

En juillet 2019, le MACTe s’étant doté d’un statut d’E.P.C.C, le Président de Région lui propose d’en prendre la présidence. Il y voit une manière de prolonger sa mission régionale puisqu’avec ses lieux de monstration, ses espaces de diffusion et de médiation, le MACTe est tout à la fois une gardien de la mémoire esclavagiste et post esclavagiste, fait circuler un savoir, et permet d’ouvrir un dialogue entre histoire, art et société. Peu de temps après(novembre 2019), il devient Vice-Président de la Fondation pour la Mémoire de l’esclavage dont le président Ayraut affirme qu’elle vise à mieux faire connaitre cette histoire, faire reconnaitre ses héritages et faire comprendre le lien avec aujourd’hui.

 

En 2020, il décide de se consacrer de nouveau à Pointe-à-Pitre (dont il est aujourd’hui l’élu délégué à la culture et au patrimoine) et à l’agglomération-centre(Cap Excellence, dont il est Vice-Président).

 

Dans la foulée, en juillet 2021, il met un terme à son mandat d’élu régional et de Président du C.A du MACTe.

 

Mais l’investissement remarqué de Georges BREDENT sur le front de la vie publique ne l’a pas empêché d’apporter sa contribution au développement de sa profession (membre du Conseil de l’Ordre des Avocats et conférencier sur divers thème en relation avec le droit des collectivités.)

 

Enfin (si l’on peut dire car il est difficile d’être exhaustif), Georges BREDENT a trouvé les ressources et le temps nécessaires pour écrire un livre à caractère ethnographique : « La Rue des Champions »(2002), un autre qui célèbre la culture festive des faubourgs, « La ville carnaval »(2008). Très récemment, à travers « Le Miracle du Bas de la Source », il aborde des problématiques plus contemporaines et nous renvoie l’image d’une Guadeloupe forte de son histoire, ancrée dans ses valeurs, fière de ses traditions, et qui s’ouvre au monde avec bienveillance.